Le sel, un aliment naturel vraiment vital.

Le sel, un aliment indispensable à notre corps.

Contrairement aux discours tenus aujourd’hui sur les effets néfastes du sel sur la santé, cet aliment reste l’un des plus essentiels à notre corps. Pourtant, ce condiment disparaît de plus en plus de nos tables, alors qu’il était encore récemment mis à disposition de chacun durant le repas.

Chaque être humain n’a biologiquement pas le même niveau de « tempérament salé ». C’est pour cela qu’il y a encore quelques années, chacun pouvait naturellement agrémenter et saler ses plats à sa convenance, grâce au « sel de table ».
Aujourd’hui, la salière et la poivrière ont presque totalement disparu des tables. La quantité de sel est donc décidée uniquement par celui ou celle qui prépare le repas familial. Pour autant, cette quantité n’est pas toujours compatible avec l’ensemble des convives.
Dans une logique générale actuelle où le sel est considéré comme un danger pour la santé, le cuisinier ou la cuisinière ont donc tendance à limiter drastiquement la quantité de sel utilisée lors de la préparation des plats pour la santé de sa famille ou de ses convives.
Et Pourtant :

Selon Jules-Auguste Béclard, médecin et doyen de la faculté de médecine de Paris (1886) dans son traité élémentaire de la physiologie : « Parmi les condiments dont l'homme fait usage dans son alimentation, le sel marin (chlorure de sodium) tient le premier rang. L’homme en consomme en moyenne 1 à 2 grammes par jour dans ses aliments et boissons et il ajoute environ, par la préparation culinaire, de 8 à 15 grammes de sel en nature...»

La symbolique universelle du sel à travers les siècles.

En s’intéressant à la symbolique du sel à travers les siècles, on découvre que bien avant l’or, l’argent ou les pierres précieuses, le sel est l’objet de commerce ancestral par excellence, partout sur la planète. Il était associé à la richesse, au pouvoir,  aux mythes et utilisé par la magie et les religions.
Élément primordial pour la conservation des aliments, le sel, comme le feu, a joué un rôle incontournable dans l’établissement des structures primitives. Heureusement que nos ancêtres ont mangé du sel !!!
Il a été et est toujours un composant nutritif indispensable pour le bétail puisque nous pouvons voir des blocs de sel dans les pâturages.
Le sel a même servi de monnaie, il était imposable et parfois même utilisé comme salaire. Aujourd’hui, le sel est encore aujourd’hui une nécessité alimentaire, même si toutes ses autres « attributions » sont abolies ou presque.

Le paradoxe de la composition chimique du sel.

La composition chimique du sel est constituée de chlore et de sodium. Ces deux éléments pris indépendamment, sont pourtant des substances mortelles :
Formule chimique : NaCl, chlorure de sodium –> du chlore + du sodiumChimie Naturelle - molécule NaCl

  • le chlore seul est acide et mortel
  • le sodium seul est très alcalin et mortel
  • les 2 réunis, c’est la vie !!!

La Chimie Naturelle du Corps Humain ré-explique toutes les fonctions vitale assurées par le sel.

Le sel est présent partout dans le corps humain : le sang, la lymphe, la sueur, les larmes. Il est la garantie d’un bon électrolytique, puisque nous savons tous que les échanges électro-chimiques fonctionnent beaucoup mieux dans une solution aqueuse salée que plate.

Sachant que nous éliminons quotidiennement du sel par la sueur, les pleurs et les urines, il est important d’en apporter quotidiennement par notre alimentation.
Le sel marin est le seul  permet l’apport essentiel de chlore et de sodium pour le bon fonctionnement de tous vos métabolismes, tous deux indispensables :

  • la fabrication de l’acide chlorhydrique de l’estomac pour une digestion intégrale et optimale (Chlore) + barrière contre les pathogènes (virus et bactéries : Helicobacter pylori) + élaboration de tous les sels minéraux assimilable par le duodénum
  • à l’élaboration de la bile par le foie, stockée dans la vésicule biliaire (Sodium)
  • au fonctionnement de tout le système nerveux (SNC et SNP), dont la parole (Sodium et Potassium)
  • au fonctionnement de TOUTES nos cellules (Chlore, Calcium, Sodium et Potassium)
  • au fonctionnement de la glande thyroïde (iode, sélénium, zinc)
  • à l’électrolytique du corps dont le sang (chlorure de sodium)
  • à l’équilibre acido-basique de la totalité du tissus du corps (chlorure de sodium)
  • et à tant d’autres fonctions encore…
Vous comprenez maintenant que si vous n’apportez pas assez de sel quotidiennement à votre organisme, votre digestion complète sera très perturbée ainsi que l’ensemble de vos métabolismes. Jour après jour, nombre de symptômes vont apparaitre simplement parce que votre corps manque cruellement de sel !!!

De plus, un apport quotidien de sel marin contribue largement à l’apport de nombreux oligo-éléments et à l’élaboration des sels minéraux (calcium, sodium potassium, magnésium, sélénium…) indispensables au bon fonctionnement de tout votre corps Pour votre squelette, un manque de sel augmente sérieusement les risques d’ostéoporose par déficite d’assimilation du calcium.

La diabolisation contemporaine du sel marin est due aux abus de l’industrie agro-alimentaire où elle additionne du sel et du sucre dans les plats préparés  Le sucre masque alors la perception du sel par nos capteurs chimiques, notre langue et notre palais, peut provoquer un apport sodique trop important.

Malheureusement cette diabolisation du sel fût généralisée même pour les personnes qui ne consomment pas ou peu de plats préparés, elles salent peu à pas du tout !!

A ce jour, nous faisons le triste constat que la très grande majorité des personnes que nous rencontrons ont « évincé » voire totalement « éradiqué » le sel de leur alimentation, alors que le sel est un aliment VITAL. Étrangement, ces mêmes personnes souffrent très souvent de fatigues chroniques ou sont atteintes par des maladies neuro-dégénératives, digestives, psychologiques…

Réflexion naturelle :
A votre avis, pourquoi met-on à disposition des blocs entiers de sel (bloc ou pierre à lécher) dans les prés pour les vaches, les chevaux, les moutons, les chèvres ?
Réponse naturelle :
Tout simplement pour leurs apporter tous les éléments minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble de leurs métabolismes : digestion, système nerveux, reproduction… Think about !!!

Conseil vital : pour toutes les personnes dont le métier est de communiquer du matin au soir : les pédagogues, les commerciaux, les avocats… mangez du sel pour développer naturellement votre parole et stimuler l’ensemble de votre corps… Sans sel, vous serez continuellement fatigués et tomberez trop tôt malades.

A expérimenter :
Pour soulager et solutionner les reflux gastriques (RGO), les digestions lourdes et difficiles, les fatigues chroniques… : 10 à 30 minutes avant le repas, prendre une pincée de sel marin en bouche et la laisser fondre une sur votre langue, puis avalez-la… buvez ensuite quelques gorgées d’eau plate pour étancher la soif provoquée par le sel… et tout ira mieux en quelques jours !… Vous serez étonné(e) de la rapidité et de l’efficacité de cette solution totalement naturelle.

Dernier point, dans votre alimentation, préférez le sel marin brut (île de Noirmoutier, île de Ré, Guérande…), évitez le sel rose terrestre (gemme), trop riche en potassium, sans iode et présences de métaux lourds.

Sodium et hypertension : le Pr Girerd met les pieds dans le plat (Paris, France, janvier 2015).

* Quelle est l’apport journalier idéal de sel ?
* Faut-il réduire la consommation sodée de l’ensemble de la population ?
* Suffit-il de limiter la consommation de sel de certains groupes de patients qui présentent un risque élevé d’affections cardio-vasculaires ou rénales ?
* Et si une alimentation pauvre en sel présentait également des effets secondaires indésirables ?

Si l’impact du sodium sur la pression artérielle est une certitude, les seuils de consommation et l’intérêt d’une restriction sodée dans la population générale sont en revanche très discutés et n’en finissent plus de poser question. Dernier rebondissement en date avec la publication cet été dans le New England Journal of Medicine d’une étude laissant entendre qu’un déficit en sel aurait des conséquences aussi néfastes (sinon plus) que son abus en augmentant la mortalité [1]. Et pour complexifier encore la donne, les chercheurs suggèrent que la teneur en potassium des aliments ne serait pas dénuée d’intérêt.
A l’occasion d’une session sur « Alimentation et hypertension » lors des Journées de l’Hypertension Artérielle 2014, le Pr Xavier Girerd (Pitié-Salpétrière, Paris) a mis les pieds dans le plat.

Idée reçue n°1 : Manger peu de sel est bon pour la santé.
Rien n’est moins sûr à en croire une étude, publiée au mois d’août dernier, qui a troublé les esprits. Dans ce travail, c’est en effet une courbe en “J” qui relie l’excrétion de sodium dans les urines d’une population extrêmement large – 101 945 personnes dans 17 pays – à la probabilité de mourir d’une cause, qu’elle soit cardiovasculaire ou autre [1]. « Ce résultat indique que si vous urinez trop de sodium (donc, par conséquent, si vous mangez trop de sodium), vous allez mourir. Mais elle montre surtout que si vous n’en mangez pas assez, vous allez mourir plus et plus rapidement que si vous en consommez beaucoup » indique le Pr Girerd. Il ne serait donc pas si bénéfique que ça de diminuer sa consommation de sodium de façon trop importante. « La deuxième information, c’est qu’il existe un seuil optimal en ce qui concerne le sodium, qui se situerait entre 4 et 6 grammes, soit 10 g de sel – une valeur bien plus élevée que celle actuellement recommandée par l’OMS.
Idée reçue n°2 : la restriction sodée bénéficie à tous.
Le lien entre sodium et pression artérielle est quant à lui bien établi et l’analyse de l’étude PUREparue, elle aussi cet été dans le même numéro du NEJM, le confirme une fois de plus [2]. La relation entre consommation de sel et pression artérielle est d’autant plus positive que l’on dépasse un seuil. « Il faudra désormais retenir qu’au-delà d’une consommation de 12,5 g de sel par jour, chaque gramme de sel correspond à une élévation de 1 mmHg de la PA » affirme le Pr Girerd. Le sel est donc un marqueur de risque de l’augmentation de la pression artérielle, mais est-ce un facteur de risque de l’HTA ? En un mot, les messages incitant à une consommation moindre de sel ont-ils un sens en population générale. A en croire la revue Cochrane de 2012, la réponse est non. Cette analyse exhaustive de la littérature sur l’effet de la restriction sodée dans une population normo-tendue ou hypertendue montre en effet qu’une diminution de la consommation de sel de 5 grammes correspond à une baisse de 4 mmHg de la systolique et de 2 mmHg de la diastolique chez l’hypertendu, et minime chez le normo-tendu [3]. Le Pr Girerd en déduit donc que, primo, l’impact de la restriction sodée sur la PA est moindre dans les études d’intervention par rapport aux études épidémiologiques. Secundo, que « les messages de santé publique visant à vanter les bénéfices d’une moindre consommation de sel dans une population normotendue relèvent d’un mensonge de première qualité ». Et l’hypertensiologue d’enfoncer le clou : « Ces messages de santé publique (dont se servent notamment les publicitaires) ne bénéficient pas à l’ensemble de la population mais seulement aux patients hypertendus, et encore, pas à tous ».»
Idée reçue n°3 : Observer l’effet bénéfique d’une restriction sodée sur la PA prend du temps.
On a coutume de dire qu’il faut attendre 3 à 6 mois pour voir l’effet de mesures hygiéno-diététiques. Concernant le sel, il n’en est rien. L’étude DASH, une des études princeps sur l’effet de l’alimentation sur la santé cardiovasculaire, a montré que 80% du bénéfice – quelques millimètres de mercure – s’observe au bout d’une semaine. Cela a une conséquence pratique très simple : « on peut proposer à son patient à qui l’on demande de faire un effort sur les produits salés de le revoir – non pas dans 3 mois – mais dans 15 jours ou dans 1 mois afin de voir de façon aiguë les conséquences de ses efforts alimentaires à très court terme, conseille le Pr Girerd. Sur 2 semaines, il sera possible de lui dire s’il est ou non sensible au sel car ce n’est pas le cas de tous les patients hypertendus.
Idée reçue n°4 : les patients hypertendus sont des consommateurs excessifs de sel.
Là encore, rien n’est moins sûr. Une étude du Pr Girerd portant sur la consommation de sel chez les patients hypertendus d’Ile-de-France qui ont consulté en hôpital de jour à la Pitié-Salpétrière a retrouvé une valeur de 7,0 grammes chez les femmes et de 8,8 grammes chez les hommes (X. Girerd, JHTA 2014). « Ces chiffres sont loin d’être excessifs, voire même légèrement en dessous du seuil de l’étude PURE [1]. Cela pose même un problème de santé publique, peut-être même devrait-on leur dire de manger plus de sel que ça » considère, non sans malice, le Pr Girerd. Dans le détail, cette analyse montre que 19% des hypertendus sont des consommateurs excessifs de sel (>12,5 g) et les hommes deux fois plus que les femmes.
Idée reçue n°5 : la salière sur la table est associée à une plus grande consommation.
Le Pr Girerd s’est intéressé aux associations entre aliments et consommation excessive de sel et le résultat a de quoi surprendre. Ce n’est pas tant la présence de la salière sur la table ou la consommation de beurre salé, d’eaux gazeuses ou de plats industriels qui est associée à une plus grande excrétion de sodium que la consommation de bouillon cube, de plats traiteurs artisanaux et de viennoiseries (X. Girerd, SFHTA 2014).
Idée reçue n°6 : la restriction sodée fait mieux que les traitements antihypertenseurs.
Les médicaments anti-hypertenseurs, comme les ARA2 ou les IEC permettent d’obtenir des baisses de l’ordre de 13 mmHg sur la PAS, donc « mieux vaut un traitement anti-hypertenseur qu’une restriction sodée » rappelle le Pr Girerd. En revanche, chez l’hypertendu traité et non contrôlé, une diminution de la consommation excessive de sel de 15 g/jour à 3 g/jour s’accompagne d’une baisse de PAS/PAD de 20/10 mmHg en MAPA. « Les patients traités non contrôlés consommateurs excessifs de sel ont donc tout à gagner d’une restriction sodée. Aussi efficace que la spironolactone et en tout cas bien plus que la dénervation rénale, la pentathérapie ou la ventilation nocturne.
REFERENCES :
  1. O’Donnell M, Mente A, Rangarajan S et al., New Engl J Med, N Engl J Med 2014; 371:612-623.
  2. Mente A, O’Donnell MJ, Rangarajan S et al. and Potassium Excretion with Blood Pressure. N Engl J Med 2014; 371:601-611.
  3. Graudal NA, Hubeck-Graudal T, Jürgens G. diet on blood pressure, renin, aldosterone, catecholamines, cholesterol, and triglyceride (Cochrane Review). Am J Hypertens, 2012 Jan;25(1):1-15.
  4. Obarzanek E, Proschan MA, Vollmer WM et al. to changes in salt intake: results from the DASH-Sodium trial. Hypertension . 2003 Oct;42(4):459-67.
  5. Pimenta E, Gaddam KK, Oparil S et al. on blood pressure in subjects with resistant hypertension: results from a randomized trial. Hypertension, 2009 Sep;54(3):475-81.
  6. Aburto NJ, Hanson S, Gutierrez H et al. on cardiovascular risk factors and disease: systematic review and meta-analyses.BMJ 2013;346:f1378

Pour tout savoir sur le sel et ses bienfaits, découvrez les ouvrages consacrés à cette thématique ou contactez-nous.

Voir ou déposer un commentaire

Une réflexion sur « Le sel, un aliment naturel vraiment vital. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *